Bienvenue chez RUELLAND-GINGRAS.com

    Acceuil / Présentation / Technique vocale / Votre témoignage / Pour commander / Liens

P

R

É

S

E

N

T

A

T

I

O

N

 

                                                x#

                                                         

                                               

                                               

  

 

 

 

 

Introduction

Ce site a pour but, en premier lieu de rendre un hommage posthume au ténor dramatique et pédagogue LUCIEN RUELLAND qui a consacré sa vie à l'enseignement du chant et a atteint des sommets dans l’interprétation de grands airs classiques. Je veux aussi faire connaître  les créations du compositeur L. H. Asselin qui se situent dans le prolongement du classicisme.  Comme un humble artisan j'ai dû réaliser ces projets musicaux  par mes propres moyens: arrangements des partitions, engagements de musiciens, prise de son, montage,  productions de disques, enregistrement des droits  et le site web.  J'espère, malgré ces limites, atteindre l'objectif  de vous faire apprécier mon univers sonore.

LA VOIX: UN INSTRUMENT

Pourquoi éduquer sa voix  et développer son sens musical?   C’est pour moi une activité de loisir pleine de détente, de sérénité, un engagement harmonieux du corps et de l’esprit, un peu comme un exercice de TAï CHI. C'est aussi un dialogue intense entre musiciens et une recherche constante d’une qualité sonore.  Avec une voix bien timbrée, un chanteur un peu doué peut interpréter les répertoires les plus exigeants et les plus beaux du classicisme.  Ayant augmenté considérablement la richesse harmonique et l’étendue de sa voix par l'assimilation d'une bonne technique, celle-ci  se compare à un autre instrument d’orchestre étant tout aussi expressive, sonore, souple et au régisse étendue.  Sans micro, le chanteur lyrique peut envahir par sa voix  une salle de concert, une église et se mesurer à un orchestre symphonique ou un grand orgue.   

Afin de capter l’équilibre naturel et acoustique des sources sonores dans mes enregistrements, pour mes plus récents albums, les micros ont été disposés en stéréophonie à 3 où 4m du chanteur et du piano et à 5 à 6m du chanteur pour l'accompagnement avec l’orgue.  Cette technique de prise de son simple et accessible assure une reproduction vraisemblable et réaliste, si on résiste à  la tentation d'ajouter les multiples effets et  artifices des techniques modernes de traitement du son.   Le tout a été réalisé  sous le signe de l'authenticité.

D'ailleurs très peu de chanteurs populaires (voix de micro) peuvent passer cette épreuve étant habitués à chanter à 2cm du micro.

Quand on écoute un violon, on veut entendre un son bien accordé, harmonieux et bien timbré.  Pourquoi alors tolérer, comme c'est la mode présentement, une voix rauque, détimbrée, fade et sans caractère? Pourquoi avons-nous perdu ce sens critique?  Notre oreille serait-elle  totalement sous l'influence d'un  environnement sonore dénaturé, imposé par une industrie du disque sans scrupule?

LE LYRISME ET LA POESIE QUÉBÉCOISE

Depuis ma jeunesse, j'ai toujours été impressionné par le lyrisme des oeuvres de Gilles Vigneault. C'est pourquoi je laisse une grande place dans mon album  «LE CHANT DE MON PAYS» à ce poète dont l'oeuvre est immense.  Grâce en particulier à l’écriture  moderne des arrangements du  compositeur Louis-Herman Asselin,   «Tombée la  nuit» de Gilles Vigneault prend une dimension lyrique qui est à la mesure du poème. Dans «Ton père est parti» du même poète, celui-ci réussit à évoquer magnifiquement les activités de son père dans trois couplets (tableaux) et ainsi nous faire sentir les liens étroits qu’entretenaient nos ancêtres avec la terre nourricière.  C’est une fresque poétique d’une grande précision et d’une grande clarté.  Félix Leclerc est un incontournable pour un chanteur à voix grave.  Ceci est particulièrement vrai dans «Notre sentier» car il accentue le caractère dramatique de cette oeuvre.  Le répertoire québécois contient des richesses inestimables et d'une intensité créatrice comparable à d’autres cultures cependant beaucoup plus anciennes.  Le besoin d'affirmer constamment son identité pour ne pas être assimilé fait la force d'un peuple.  Cette nécessité est particulièrement bien sentie avec le chant  «Hymne pour un québécois», une création de Louis-Herman Asselin dont je vous propose de lire le texte ci-dessous. 

 

 Guy accompagné ici par le compositeur Louis-Herman Asselin

 

Hymne pour un québécois

 

                                  1ier couplet

Notre terre est féconde

Et source de liberté

Vivons dans ce monde

Dans l'unicité

Des hommes et des femmes en ont tracé la trame

Notre destin peut fleurir pour demain

 

                                      Refrain

Fier d'identité,

Au bout d'un continent,

La force entêtée de nos aïeux

Nous fait différents

De tant d'unité

Ô faisons le serment:

De garder cet océan de grâce pour toujours

D'être le pays d'un abondant retour

            

                                  2ième couplet

Tous les songes affûtés

Vers des projets d'avenir

Sont sérénité

Et lutte à finir.

L'adage et le blâme

N'éteignent plus la flamme.

Le désir de conquérir fait chemin

 

                         Louis-Herman Asselin

 

AU SOMMET DES FENAISONS

AU SOMMET DES FENAISONS

J'ai intitulé le CD de musique classique «AU SOMMET DES FENAISONS» en guise de reconnaissance pour ce chant portant le même nom et qui m'a été dédié par le compositeur Louis-Herman Asselin.   Six autres pièces de ce créateur sont sur cet album: «Un temps... passé temps» et «Hymne pour un québécois» dont il a composé les paroles et musique;  «Le vaisseau d'or» inspiré du célèbre poème d'Émile Nelligan sur lequel il a créé une musique très développée et à la mesure de cette oeuvre; deux petites pièces pour piano du «Cycle de lune»  se retrouvent aussi sur et album et démontrent la grande capacité créatif de ce compositeur. Aimant aussi l'orgue, je n'ai pu m'empêcher d'interpréter certaines oeuvres accompagné de cet instrument incomparable de plus en plus délaissé en même temps que la religion.  Les pièces de Rameau et de Handel se prêtent très bien à cet adaptation.  Mais le plus surprenant, c'est l'effet très spécial obtenu avec «Les berceaux» de Gabriel Fauré.  Le jeu choisi par l'organiste Janick Tremblay crée une atmosphère qui ajoute encore davantage cette impression de profondeur maritime et de sifflements de bateaux.    J'aime beaucoup la poésie.  Elle se compare à la musique en établissant une représentation proprement humaine au-delà du rationnel lorsqu'elle est d'une grande pureté émotive et d'une grande signification  intérieure.  L'un des exemples me vient de ce réputé poète québécois Paul Chamberland.  Son poème «L'Homme qui se tient debout»  a  une portée spirituelle très profonde.  En 1976, ce poème m'a inspiré un thème que L.H. Asselin, en 2003,  a repris et a arrangé pour voix et orgue.  Comme j'ai retranché seulement deux paragraphes  de ce poème pour cette création musicale,  je me permets de vous le soumettre en entier  ici:

                         L'HOMME QUI SE TIENT DEBOUT

 

          Dans l'air sobre dans l'espace, 
          dans l'obscur des cités mortes
          en plein cœur du destin,
          j'ai levé vers Tes doigts mon visage de glaise à pétrir,
          mon dur regard d'homme creux plus que corps de l'insecte stérile.

 

             Mon œil vaste par l'intention
                  s'égale au ciel d'avant les astres.
                  Silence dalles de l'espoir.
                  Les mortels n'ont droit qu'au cri.
                  Qui verra Dieu faillir en moi?

 

      L'âme est un mal ardent,
          un métal plus spontané sous le gong solaire.

          Station invariable, j'ai connu le lieu sans prétexte,
          la précision du soc au flanc de l'idéal amer.
          M'a livré nu à l'évidence des étoiles, à la passion du Pôle intègre

          à l'envergure de l'absence.
        
Je suis homme levé dans l'Haleine sauvage et drue.

 

           Dans la franchise de l'hiver      

           et la concision du froid
                 que Tes doigts cisèlent mon visage
                 à la ressemblance du Jour.

                               

                                                    Paul Chamberland   

 

                    Guy et Anne Dumais devant son piano

  

    LE CHANT QUI ÉLÈVE L'ÂME

 

L'interprétation de chants religieux nous       transporte à un niveau supérieur de conscience comme le dit si bien Jacques de Grand-Maison: «Souffle, inspiration, émerveillement, élan mystique, illumination intérieure, intimité d'âme, ne sont-ce pas là les premières sources de l'art et de ses plus belles créations, à vrai dire de tous les arts? Art de vivre, art d'aimer, art de bien penser, art de réenchanter le monde.  Rien d'un esthétisme facile et superficiel.  Rien d'un ravalement à une trippe sans âme de danses trépidantes qui compensent illusoirement le vide intérieur ou l'absence d'horizon d'espérance.»

 

La fusion de paroles se rapportant au spirituel avec une musique qui s'en inspire, provoque chez moi une sensation de plénitude et de sérénité unique et propre à ce répertoire.  En voulant communiquer avec ce qui est plus grand que soi, un besoin de dépassement et de recueillement s'installe progressivement. 

 

Dans l'album «QUE MA VOIX MONTE VERS TOI»,  je veux attirer particulièrement votre attention sur deux Notre Père, soit celui de Roussière/Marietti dont les très belles paroles en français et différentes du traditionnel est un éloge à notre nature, au grandiose de l'univers et de son Créateur, soit celui très peu connu du célèbre compositeur et chanteur J.B. Faure qui est d'un lyrisme permettant au chanteur de s'exprimer totalement.  L'arrangement qu'en a fait L.H. Asselin pour voix, piano et alto remet cet oeuvre au premier plan.  Cet album débute avec un chant de Robert Lebel, l'un des chansonniers religieux les plus prolifiques au Québec et dont les textes sont d'une grande sincérité et très réconfortants.  Suit l'«Ave Maria» de L. H.  Asselin  compositeur saguenéen se démarque par son écriture musicale très contemporaine et tout aussi intérieure.  Plusieurs chants sont accompagnés à l'orgue parce que je suis un irréductible de cet instrument sous-exploité.  De plus certains vaisseaux (églises) qui les abritent sont des lieux de prédilection pour leur qualité acoustique.    Je crois que l'organiste Janick Tremblay et moi avons particulièrement performé dans le «Pieta, Signore» de Stradella.   C'est un pièce qui permet à l'interprète de faire surgir de grandes émotions et la totalité de sa palette sonore.         

 

HOMMAGE ET RECONNAISSANCE

 

Comme beaucoup d’autres artistes intègres et véritables, souvent méconnus par  leurs compatriotes, Lucien Ruelland nous quitta dans des conditions très humbles; il s’inscrit par ses prestations artistiques de haut niveau, comme un grand ténor dans l’histoire du Québec.  Mon oncle Lucien, tout en étant un professeur de chant de très grande qualité, était aussi pour moi un second père, ayant perdu le mien en bas âge.  Alors que j'étais à son chevet, il me fit une confidence qui m'a bouleversé par la suite.  Il me rappela que lorsque j'étais jeune, je lui avais confié que j'aurais aimé porter le nom de famille Ruelland parce que ma mère, ses frères et soeurs  aimaient tous le chant.  À cette époque, il n'avait fait aucun commentaire sur ce sujet.  Surpris, il me rappela 30 ans, plus tard, alors qu'il était sur le point de mourir, que j'avais raison de vouloir être un Ruelland et que j'en étais vraiment digne.  J'ai ressenti ses propos avec beaucoup d'émotions et accueilli cette attention, dans ce moment si précieux, comme un signe qu'il me léguait de façon définitive une partie de son patrimoine culturel.  C'est pourquoi une section importante du site web est consacré à mon oncle et à sa technique vocale; ce transfert du flambeau qui m'a motivé aussi  à réaliser par la suite une ANTHOLOGIE MUSICALE sur CD de cette grande voix, comprenant vingt pièces chantées.   Je remercie sa fille, France Ruelland, pour sa confiance qu'elle m'a témoignée en me remettant les manuscrits et les ouvrages de recherche de mon oncle.

 

Je profite de l’occasion pour remercier tous les bénévoles qui se sont succédés(es) aux rennes de l’Institut des arts du Saguenay et particulièrement ceux et celles qui ont été les  instigateurs(trices) de l’implantation du Centre culturel de Jonquière, ce qui donna un outil important pour le développement des arts dans notre milieu.  Etant un de ceux qui en a profité largement, ayant étudié le chant avec le maître  Lucien Ruelland et le  piano avec Mme Madeleine Achard, mes réalisations actuelles en musique sont redevables de tous ces efforts collectifs.  

 

Reconnaissance aussi à Karen Chamard, accompagnatrice et enseignante à cette même Institut.  Nous avons eu des séances musicales régulières durant près d’une vingtaine d’années dans l’enthousiasme de la découverte de nouveaux répertoires tant en flûte à bec qu'en chant; ceci m’a permis de développer mon sens de l’interprétation et ma dextérité musicale tout en me divertissant avec ce boute-en-train. 

 

MERCI À MES PRINCIPAUX COLLABORATEURS

En 1994, cherchant du nouveau répertoire pour réaliser des albums, j'ai eu la chance de rencontrer Louis Herman Asselin.  Je me suis vite aperçu que j'avais affaire à un professionnel ayant une connaissance musicale très étendue, une capacité de créer des oeuvres magistrales dans la lignée des grands compositeurs français et d'écrire des arrangements avec une facilité et une imagination déconcertantes.  Je remercie tous les musiciens professionnels de ma région qui a ma grande surprise, ont toujours accepté  de participer à mes projets avec générosité et ferveur.

 

Je vous invite en dernier lieu à découvrir notre site web qui donne toutes les informations sur cette grande voix du Québec Lucien Ruelland, ténor dramatique,  sur le compositeur Louis-Herman Asselin e Guy Gingras, baryton-basse.  

 

                Bienvenue à RUELLAND-GINGRAS.COM